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E-24: ACT 1 // EXHIBITION, MUSIC & TALKS | 18 avril & 12 mai 2024

A l’aube de sa troisième décennie – un record pour un festival de moyenne envergure en cette période post-Covid ! – Electron aborde ce nouveau défi en invitant son public à se plonger dans les fondements de la musique électronique à Detroit, celle portée par une poignée de précurseurs au début des années 80, en quatre rendez-vous incontournables : une exposition de photos, une Late Night en collaboration avec le Grand Théâtre de Genève, une incursion dans l’underground genevois et un pôle conférence/workshop.

 

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Les festivités de son vingtième anniversaire ayant été célébrées avec le faste qu’on attendait pour une telle édition, Electron réajuste ses ambitions en termes d’amplitude pour entamer cette nouvelle décennie de manière équilibrée. Sectionné désormais en deux volets – une formule qu’il souhaite pérenniser pour les éditions à venir, avec un premier acte au printemps et un deuxième à l’automne – le festival genevois déploiera sa première voilure du 18 avril au 12 mai 2024, avec la ferme intention de faire voyager son public. Ou plus précisément de faire un saut dans le temps, aux origines de la musique électronique, celle de Detroit et de ses pères fondateurs, The Belleville Three. Non qu’il souhaite revisiter complètement un genre que la nouvelle garde actuelle des DJ et producteurs se réapproprie avec panache, mais plutôt dans le but d’apporter un œil plus aventureux sur ce qui fut l’un des plus grands bouleversements musicaux du 20ème siècle.

Une exposition de photos sur la scène de Detroit

Au cœur de ce premier volet, donc, l’exposition annuelle du festival Electron, consacrée à la scène de Detroit. Celle expérimentée par deux remarquables photographes new-yorkais, Isaac Diggs et Edward Hillel, « qui ont choisi la perspective du combat culturel pour rendre compte de façon rétrospective du berceau de la musique électronique », comme l’explique l’éminent curateur Joerg Bader, à l’origine du projet d’exposition, dans un livre intitulé « Electronic Landscapes : Music, Space and Resistance in Detroit ». Durant cinq ans, les deux artistes ont cherché à mettre en lumière des figures cruciales de Detroit, comme Mad «Mike» Banks, Theo Parrish, Stacey Hotwaxx Hale, Rick Wilhite ou Amp Fiddler, en s’intéressant autant « à ceux qui font la musique, qu’au contexte politique, social et urbain dans lequel la musique électronique jaillit ». Une quarantaine de photos tirées du livre seront ainsi présentées au public par le festival, qui s’affranchit du Commun, où il a tenu ses expositions depuis 2010, pour investir le quartier de la Veille Ville de Genève dans deux nouveaux lieux distincts : l’un en extérieur et l’autre en intérieur. C’est ainsi sur la Promenade Saint-Antoine, lieu accessible 24h/24h, et dans l’espace de la galerie Polomarco, à quelques encablures, que les visiteurs pourront s’immerger dans ce pan essentiel de l’histoire de la musique électronique. Une volonté poursuivie par le festival de sortir la musique électronique de son contexte en l’exposant dans une prestigieuse galerie et de la populariser en la rendant accessible à tous et en tout temps.

Electron invite Jeff Mills pour sa troisième Late Night en collaboration avec le Grand Théâtre de Genève

Cette aspiration à décloisonner les genres se poursuivra ensuite au Grand Théâtre de Genève le vendredi 10 mai, où Electron fera raisonner les beats à tous les étages de la célèbre institution. Au programme de ce mini-festival dans le festival, un retour également à la source, avec Jeff Mills, pionnier de la Techno à Detroit, et son projet Afrofunk-Electro-Jazz « Tomorrow Comes The Harvest », qui ambitionne de fusionner la Techno et la musique contemporaine dans un show grandiose. Après le décès de Tony Allen, à l’origine du projet avec celui que l’on connaît aussi comme « The Wizard », Jeff Mills l’a reconfiguré aujourd’hui pour qu’il fonctionne à nouveau comme un trio avec le claviériste chevronné Jean-Phi Dary, en conviant la brillante flûtiste Rasheeda Ali à se joindre à eux pour continuer à « explorer l’inconnu en croisant les sens et les rythmes par le biais d’une série de mouvements d’improvisation ». Un live d’exception à voir dans la salle principale !

Dans l’atrium, une autre figure légendaire de la Motor City sera à l’œuvre derrière les platines. Electron se réjouit ainsi d’accueillir Stacey « Hotwaxx » Hale, référencée comme la « Godmother of House », et pour cause ; elle fut la première femme à passer de la House à la radio à la fin des années 80 et joue depuis plusieurs décennies un rôle majeur en tant que DJ dans l’élaboration de la bande-son de nos vies. La venue de la pionnière de Detroit trouve une résonnance toute particulière dans ce premier volet d’Electron consacré à la scène étasunienne. Elle partagera les decks avec la Lausannoise Lea Lisa, diggeuse invétérée et fille spirituelle de Kerri Chandler.

Dans le magnifique Bar Bleu, à l’étage au-dessous, les murs vibreront aux sons modulaires du très inspiré collectif genevois ADSR, référence du genre en terre romande, venu en force pour faire groover le public sur les rythmes de huit musiciens – 141-M3T, Alexandre Tissot, Boodaman, Giselh, Oktet, Photocell, Tchola et TheseShapes – qui auront à cœur de transmettre aux festivaliers le virus de la synthèse.

Enfin, le premier étage du GTG sera revisité aux couleurs et aux formes du visuel Electron 2024, psychédélique et gonflé à souhait, dans une Ambiant Room dédiée à offrir aux festivaliers une bulle de sérénité dans l’agitation électronique de cette Late Night.

Underground Clubbing

Le samedi 20 avril, Electron innovera en investissant le réel dernier club underground à Genève : Le Sonic Meteor. Un lieu éphémère, à durée de vie limitée, qui se déclinera sous les sonorités électroniques d’une autre figure légendaire de la scène de Detroit. John Jammin Collins, membre de l’émérite collectif Underground Resistance, a été l’un des premiers DJ à intégrer la House, la Techno et le proto-hip-hop dans ses sets. Ce qui en fait l’un des artistes les plus avant-gardistes et diversifiés de Detroit. Puma, figure genevoise féminine, et Matthieu Benjamin, artiste visionnaire, délivrant un mélange unique de Techno sombre et atmosphérique, complèteront le line-up de cette soirée véritablement underground.

Pôle conférence / workshop

En dernier lieu, Electron convie son public à venir rencontrer de manière plus intime, à la Galerie Polomarco, ces artistes qui ont contribué à façonner la culture de la musique électronique. Le vendredi 19 mai, les photographes Edward Hillel et Isaac Diggs, donneront une conférence sur le projet de leur livre à l’origine de l’exposition, en compagnie de John Collins. L’artiste a consolidé sa réputation de vaillant partisan de la révolution musicale, tant sur le dancefloor qu’en dehors, en incarnant les valeurs fondamentales d’Underground Resistance, et en tant que membre de la Detroit-Berlin Connection et du conseil de la commission du divertissement de sa ville natale. Il dirige également la branche opérationnelle du crew Submerge et fait office de guide au Exhibit 3000, le seul musée Techno du pays.

Le jeudi 9 mai, c’est Stacey “Hotwaxx“ Hale qui viendra partager son expérience en tant que DJ-productrice pionnière de Detroit. L’artiste donne des cours à l’école de DJ et de production Spin Inc, ainsi qu’au camp musical Girls Rock Detroit. Elle anime en outre plusieurs émissions de radio régulières et occupe le poste de directrice musicale associée du groupe orchestral et vocal Black Women Rock! de la poétesse de Motor City Jessica Care Moore (qui comprend des bassistes du groupe de Beyoncé et des B-52’s, des chanteuses de Moby et Moodyman, parmi d’autres). Elle partagera un bout de son histoire en véritable passionnée d’équipement, de musique et de Detroit, dans un workshop événement.

L’identité graphique

Dix ans après, Electron est particulièrement heureux de réitérer sa collaboration avec l’agence TWKS, qui avait signé la campagne 2014 du festival Electron. Alexandre Pugin a fait équip avec Julien De Preux et Mathilde Veuthey pour redonner vie aux célèbres totems qui avaient fait leur apparition dans toute la ville de Genève pour promouvoir la 11ème édition du festival Electron.

Pour faire contre-pied à la bichromie noir & blanc & bidimensionnelle des affiches initiales, les graphistes ont développé une ligne artistique toute en volume et en rondeur, en jouant avec les textures et les couleurs flashy, pour un résultat psychédélique assurément contemporain, qui fera son effet dans les rues de la ville et sur les réseaux sociaux.

Avec:

ADSR Geneva
Edward Hillel
Isaac Diggs
Jeff Mills presents Tomorrow Comes The Harvest
John Collins
Lea Lisa
Matthieu Benjamin
Puma
Stacey Hotwaxx Hale

 

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